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Conférence de presse du 6 décembre 2019 tenue par la Porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying
2019/12/06

À l'invitation du gouvernement argentin, l'Envoyé spécial du Président Xi Jinping et Vice-Président du Comité permanent de l'Assemblée populaire nationale (APN) Arken Imirbaki assistera à la cérémonie d'investiture du Président Alberto Fernandez à Buenos Aires le 10 décembre.

Q : Un article du 5 décembre du New York Times montre des dessins faits en captivité par un prisonnier de Guantanamo Bay décrivant les détails de la façon dont la CIA l'a maltraité et torturé, y compris la torture par l'eau, qu'il a endurée 83 fois, l'utilisation de boîtes de confinement, la technique du mur et la privation de sommeil. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : Je sais que ce reportage a beaucoup attiré l'attention. Ce reportage intervient au bon moment. Ce qu'il décrit contraste largement avec les mensonges moralisateurs et sans vergogne de certains législateurs et politiciens américains sur les questions relatives au Xinjiang. La forte ironie expose également au monde l'hypocrisie et les traits hideux de la partie américaine sur les questions des droits de l'Homme. Je me demande si le Congrès américain prendra des mesures à ce sujet.

Q : Le Secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a déclaré lors d'une conférence de presse conjointe avec le Ministre portugais des Affaires étrangères Augusto Santos Silva que le gouvernement chinois n'hésiterait pas à utiliser Huawei comme outil pour voler des données secrètes, et que les Etats-Unis avaient essayé pendant des années de sensibiliser leurs alliés aux risques de travailler avec des entreprises de télécommunications peu fiables. Mais le Ministre des Affaires étrangères Silva a déclaré que les offres des opérateurs 5G seraient évaluées conformément aux réglementations de l'UE et que tous les investissements étrangers étaient les bienvenus au Portugal. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : Nous saluons cette attitude juste de la partie portugaise. Les Etats-Unis cherchent à opprimer et étrangler certaines entreprises chinoises partout avec des accusations fabriquées de toutes pièces. Un tel acte hégémonique pur et simple a suscité une ferme opposition de la Chine et d'autres pays qui ont le sens de la justice.

À l'ère de la mondialisation, les principes d'équité, d'impartialité et de non-discrimination sont essentiels au maintien des règles internationales, de la coopération économique et technologique normale et de l'ordre commercial. Nous sommes convaincus que tous les pays feront des jugements et des choix indépendants en fonction de leurs intérêts fondamentaux et à long terme.

Q : Une réunion de la Commission conjointe du Plan d'action global commun (PAGC) se tiendra le 6 décembre à Vienne, en Autriche, pour discuter des moyens de sauver l'accord international. Y participeront des représentants de Russie, du Royaume-Uni, d'Allemagne, de Chine, de France et d'Iran. Qui représentera la Chine ? La Chine a-t-elle des attentes ?

R : Les parties au Plan d'action global commun (PAGC) tiendront une réunion de la Commission conjointe le 6 décembre à Vienne pour discuter de la situation actuelle de la question du nucléaire iranien et de la mise en œuvre de l'accord. Un responsable du Département du Contrôle des armements du Ministère chinois des Affaires étrangères conduira une délégation à la réunion. Le retrait des Etats-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien et leur campagne de pression extrême sur l'Iran sont à l'origine de la crise du nucléaire iranien. La Chine espère que les parties au PAGC continueront de travailler à la mise en œuvre intégrale et efficace de l'accord et à rétablir l'équilibre des droits et des obligations dans le cadre du PAGC. Dans le même temps, toutes les parties doivent faire preuve de retenue, s'efforcer de résoudre les divergences en intensifiant les négociations dans le cadre de la Commission conjointe et s'abstenir de prendre des mesures susceptibles de compliquer davantage la situation. La Chine continuera de travailler avec toutes les parties pour promouvoir le règlement politique de la question du nucléaire iranien.

Q : Une entreprise d'Etat russe a suspendu son projet de recherche avec l'Iran après que les Etats-Unis ont levé l'exemption de sanctions contre les installations nucléaires de Fordow. Je me demande quel est votre commentaire.

R : Non seulement les Etats-Unis se sont retirés unilatéralement du PAGC et imposent une pression extrême à l'Iran, mais ils sanctionnent également de manière arbitraire ou menacent de sanctionner d'autres parties responsables qui mettent en œuvre l'accord, conformément au droit interne américain. Cette pratique unilatérale et hégémonique a gravement compromis la mise en œuvre du PAGC, aggravé la crise et détérioré la situation régionale. Nous sommes convaincus que le dialogue et la négociation sont le seul moyen viable de résoudre la question du nucléaire iranien. Nous exhortons les Etats-Unis à ajuster leurs mauvaises politique et pratique de pression extrême dès que possible afin de faire de la place aux efforts diplomatiques et de créer les conditions propices à la détente de la situation régionale.

Q : Cet après-midi, la Commission des droits de douane du Conseil des Affaires d'Etat a annoncé des exemptions tarifaires pour certains achats de soja et de porc en provenance des Etats-Unis. D'abord, pourquoi l'annonce a-t-elle été faite cet après-midi ? Ensuite, pourriez-vous nous donner plus de détails sur le volume des achats, ou peut-être la valeur des achats ?

R : Votre question est très spécifique. Je ne pense pas que ce soit une question qui corresponde aux compétences du Ministère des Affaires étrangères. Je vous renvoie donc aux départements concernés.

Q : Le Président du Comité des relations étrangères du Sénat américain, James Risch, a déclaré récemment que le Parti communiste chinois devait être tenu responsable des graves violations des droits de l'Homme dans le Xinjiang. Le sénateur Graham a déclaré qu'au 21e siècle, les Etats-Unis ne toléreraient pas un régime totalitaire mettant en place des « camps de concentration » des populations en fonction de leur statut religieux. Quel est le commentaire de la Chine à ce propos ?

R : J'ai pris note des reportages ce matin. Ces remarques conduisent à douter du bon sens de ces personnes en matière d'histoire et de géographie. Savent-ils ce que signifient les « camps de concentration » ? Savent-ils dans quelle partie de la Chine se trouve le Xinjiang ? Ils fabriquent le mensonge du siècle pour calomnier un pays de 1,4 milliard d'habitants et la deuxième plus grande économie du monde. Honte à eux !

La Chine est un grand pays avec une civilisation de 5000 ans. Sur son vaste territoire de 9,6 millions de kilomètres carrés, il n'y a ni guerre, ni terreur, ni déplacés. Plus de 800 millions de personnes sont sorties de la pauvreté. Avec un développement économique régulier et un progrès social continu, les populations des 56 groupes ethniques ont la chance de mener une vie heureuse et paisible. Pendant plus de dix années consécutives, la Chine a contribué à hauteur de plus de 30 % à la croissance du PIB mondial. Elle a créé un miracle de développement dans l'histoire humaine, et aujourd'hui le miracle continue. Il s'agit de la meilleure et de la plus grande entreprise et pratique en matière de droits de l'Homme. Si la Chine peut aboutir à de si grandes réalisations, c'est parce que nous avons trouvé une voie de développement qui convient aux réalités nationales de la Chine et qui a gagné le soutien de tous les Chinois : telle est la voie du socialisme à la chinoise sous la direction du PCC.

En outre, après avoir lu ce reportage, j'ai cherché des reportages sur la visite du sénateur Graham en Chine en juillet 2006. Avant de venir, il avait fait preuve d'intransigeance en appelant à des mesures commerciales punitives à l'encontre de la Chine pour la question du taux de change du RMB. Mettant le pied sur le sol chinois, son attitude a changé. Dans le cadre d'une réflexion prudente, il a reconnu que la visite avait été une expérience qui lui avait ouvert les yeux. Je ne sais pas s'il a effectué une deuxième visite en Chine après cela. Mais nous espérons qu'il reviendra et visitera peut-être le Xinjiang un jour. Je suis sûre que cela permettra d'élargir ses horizons encore une fois. J'espère qu'il aura une réflexion plus prudente sur la Chine.

Q : Selon des reportages, la Chine a pris des contre-mesures en réponse aux restrictions américaines imposées aux diplomates chinois. Pourriez-vous confirmer cela et offrir plus d'informations ?

R : La Chine fournit le soutien et la commodité nécessaires aux fonctionnaires diplomatiques et consulaires étrangers accrédités en Chine dans l'exercice de leurs fonctions officielles. Après que le Département d'Etat américain a imposé en octobre dernier des mesures restrictives aux fonctionnaires diplomatiques et consulaires chinois accrédités aux Etats-Unis, la partie chinoise a envoyé une note à l'Ambassade des Etats-Unis en Chine le 4 décembre, l'informant que des mesures réciproques entreraient en vigueur immédiatement. Nous prendrons les mesures appropriées en réponse aux actions américaines.

Une fois de plus, nous exhortons les Etats-Unis à corriger leur erreur, à retirer leur décision et à fournir soutien et commodité aux fonctionnaires diplomatiques et consulaires chinois accrédités aux Etats-Unis dans l'exercice de leurs fonctions officielles.

Q : La Banque mondiale a approuvé hier un budget de 1 à 1,5 milliard de dollars concernant des programmes de prêts à faible taux d'intérêt pour la Chine. Le sénateur américain Grassley a déclaré que la Banque mondiale ne devrait pas prêter l'argent des contribuables américains à des pays riches qui violent les droits de l'Homme de leurs citoyens. Quelle est votre réponse à cela ?

R : Je vous renvoie au Ministère des Finances pour les détails. Voilà ma réponse de principe : la Chine est un partenaire important de la Banque mondiale. Nous entretenons une bonne coopération à long terme avec la Banque mondiale. Nous aimerions approfondir cette coopération avec la Banque mondiale en matière de prêts et de partage des connaissances, et partager notre expérience de lutte contre la pauvreté avec d'autres pays en développement pour les aider à réaliser un développement durable à long terme.

Q : Vous venez de confirmer que la Chine a pris des contre-mesures. Ces mesures de restrictions de visa visent-elles les fonctionnaires et les détenteurs de passeports diplomatiques américains ?

R : Les contre-mesures que je viens de mentionner concernent les fonctionnaires diplomatiques et consulaires américains accrédités en Chine. Elles sont réciproques des mesures restrictives du Département d'Etat américain imposées en octobre dernier à l'encontre des fonctionnaires diplomatiques et consulaires chinois accrédités aux Etats-Unis.

Q : Une autre question sur les contre-mesures. Selon des reportages, les diplomates américains en Chine devront informer le Ministère des Affaires étrangères cinq jours ouvrables à l'avance avant de rencontrer des représentants des gouvernements locaux chinois. Pourriez-vous confirmer cela ?

R : Oui. Ces contre-mesures sont réciproques aux mesures restrictives du Département d'Etat américain imposées en octobre dernier à l'encontre des fonctionnaires diplomatiques et consulaires chinois accrédités aux Etats-Unis.

Question suivante : Quand cela entrera-t-il en vigueur ? Est-ce le 4 décembre ?

R : Oui, le 4 décembre.

Q : La réunion 2019 des Etats parties à la Convention sur l'interdiction des armes biologiques (BWC) s'est ouverte le 3 décembre. Un certain Etat partie a entravé les négociations sur un protocole avec un régime de vérification. Avez-vous des commentaires à faire à ce sujet ? Quelle est la position de la Chine sur les négociations ?

R : La réunion des Etats parties à la Convention sur l'interdiction des armes chimiques se tient à Genève. À ma connaissance, la grande majorité des 183 Etats parties, y compris la Chine, soutiennent les négociations sur un protocole avec un régime de vérification pour renforcer la Convention. Malheureusement, pendant près de 20 ans, les Etats-Unis ont empêché à eux seuls de relancer ces négociations. Les excuses qu'ils ont données sont que le bio-secteur ne peut pas être vérifié, et que la vérification internationale peut menacer les intérêts nationaux et les secrets commerciaux américains, ainsi que faciliter les activités d'espionnage industriel. Mais ce qui est difficile à comprendre, c'est que les Etats-Unis seuls se sont également opposés à la proposition de la Chine, de la Russie et d'autres pays de négocier le « Traité sur la prévention du placement d'armes dans l'espace extra-atmosphérique, des menaces ou du recours à la force contre des objets de l'espace extra-atmosphérique » à la Conférence du désarmement qui s'est tenue à Genève, invoquant l'excuse selon laquelle « le projet n'a pas de régime de vérification ». Dans les domaines de la sécurité internationale, de la maîtrise des armements et de la non-prolifération, de telles pratiques des Etats-Unis recourant à l'unilatéralisme et au « deux poids, deux mesures » ont gravement nui à l'efficacité du régime actuel de maîtrise des armements et de non-prolifération.

La Chine soutient fermement les buts et objectifs de la Convention sur l'interdiction des armes biologiques et soutient les négociations en vue d'un protocole de vérification non discriminatoire afin de renforcer l'autorité et l'efficacité de la Convention. Nous travaillerons avec la communauté internationale pour approfondir la coopération internationale en matière de biosécurité, faire avancer le développement de la maîtrise multilatérale des armes biologiques et bâtir une communauté de destin pour la biosécurité dans le monde.

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