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Conférence de presse du 28 avril 2021 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Zhao Lijian
2021/04/28

 

Fuji TV: Concernant le tweet sur l’eau contaminée du Japon que vous avez publié, le Ministre japonais des Affaires étrangères Toshimitsu Motegi a déclaré que la partie japonaise avait déposé des représentations solennelles auprès de la Chine et avait demandé de le supprimer. Quels sont vos commentaires à ce sujet ? Est-ce que vous allez le supprimer ?

Zhao Lijian : À ma connaissance, c’est une œuvre picturale d’un jeune illustrateur chinois. Cela montre que l’original de Monsieur Katsushika Hokusai est bien connu en Chine et que le public chinois a une bonne connaissance de la culture japonaise.

Cette œuvre recréée reflète l’inquiétude et le mécontentement du peuple chinois à l’égard de la décision unilatérale du gouvernement japonais de rejeter à la mer l’eau contaminée issue de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima. En fait, outre la Chine, de nombreux gouvernements et organisations internationales, plus de 300 groupes environnementaux internationaux et les populations de différents pays, y compris celles du Japon, ont exprimé leur vive opposition et leurs graves préoccupations à cet égard.

Nous avons souligné à plusieurs reprises que l’eau contaminée issue de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima, contenant beaucoup de matières nocives, constituait un grave danger. La revue américaine Science, un Institut allemand de recherche scientifique marine et des chercheurs de la Russie, de la République de Corée et d’autres pays estiment que l’eau contaminée que le Japon envisage de rejeter contient de nombreux isotopes radioactifs malgré un traitement méticuleux. Par exemple, la demi-vie du carbone 14 est de 5 730 ans. À compter du jour de son déversement, l’eau contaminée affectera tous les pays côtiers du Pacifique pour des décennies à venir et ses matières radioactives endommageront l’environnement maritime global pour plusieurs milliers d’années.

Le Japon a décidé unilatéralement de rejeter à la mer l’eau contaminée pour faire des économies, ceci est extrêmement irresponsable. C’est le Japon qui a pris la mauvaise décision en premier et nous avons exprimé notre protestation après. Le Japon n’autorise-t-il pas aux autres de faire des critiques lorsqu’il fait du mal ? Des voix de protestation s’élèvent dans le monde depuis plusieurs jours, mais des fonctionnaires japonais y font toujours la sourde oreille. Pourquoi ces fonctionnaires se sont-ils fâchés contre une illustration ? Ils doivent écouter les protestations du monde contre le rejet dans la mer de l’eau contaminée. La partie japonaise doit assumer ses responsabilités, remplir ses obligations internationales et revenir sur sa décision erronée.

Vous m’avez demandé si je supprimerais le tweet et présenterais mes excuses. Comme vous l’avez pu remarquer, j’ai déjà épinglé ce tweet en haut de ma page. Cette illustration reflète l’opinion publique légitime et l’appel à la justice. C’est justement le gouvernement japonais qui doit révoquer sa décision erronée et présenter ses excuses.

Beijing Youth Daily : J’ai noté que Lianhe Zaobao, basé à Singapour, avait publié une critique intitulée Au sujet du coton du Xinjiang, qui estimait que l’allégation selon laquelle il existait du « travail forcé » au Xinjiang était sans aucun fondement. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : J’ai remarqué le reportage concerné. L’auteur de la critique est un consultant en éducation qui a vécu et travaillé au Xinjiang pendant plus de 10 ans. Il a déclaré que la soi-disant allégation de « travail forcé » au Xinjiang totalement infondée était non seulement absurde, mais aussi ignorante. Pendant la saison de récolte du coton où le Xinjiang manque de main-d’œuvre, des travailleurs à la recherche d’un emploi dans d’autres provinces et villes intérieures de la Chine s’y rendent pour aider les cultivateurs de coton à achever une bonne cueillette du coton de manière efficace avant la fin de la saison. En retour, les cultivateurs de coton leur donnent des rémunérations généreuses. On peut dire que c’est un arrangement mutuellement bénéfique. De plus, avec le développement et l’application généralisée de machines, le travail manuel est de plus en plus remplacé par celles-ci. La soi-disant « cueillette forcée du coton à l’encontre des minorités ethniques » non seulement souille le coton du Xinjiang, mais aussi dénigre le développement social du Xinjiang.

Depuis quelque temps, de plus en plus de voix objectives et impartiales sur le Xinjiang se font entendre sur la scène internationale. Par exemple, l’article récent publié par le site Web « Project Syndicate », intitulé Les accusations sur le génocide au Xinjiang sont injustifiées, a clairement indiqué que la soi-disant allégation de « génocide au Xinjiang » des États-Unis était dénuée de preuve. Tout d’abord, cette allégation manque de crédibilité. Elle a été avancée par l’ancien Secrétaire d’État américain Mike Pompeo, qui s’est livré à la « diplomatie du mensonge », dont les discours ne sont point convaincants. Deuxièmement, elle manque de faits. L’administration américaine n’a jusqu’à présent produit aucune preuve factuelle. Troisièmement, elle ne repose pas sur la jurisprudence. Le « génocide » tel que défini par le droit interne des États-Unis est fondé sur la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide des Nations Unies, qui comprend cinq types d’actes, dont le meurtre et les mesures visant à entraver les naissances. Mais les États-Unis ne disposent d’aucun fondement juridique pour prouver l’existence de ces actes au Xinjiang.

La liste de tels exemples est longue. Par exemple, l’ancien maire de Frogn, en Norvège, Thore Vestby a récemment publié un rapport spécial intitulé Détermination du génocide au Xinjiang comme un agenda, dans lequel il a réfuté, article par article, l’objectivité, la véracité et la rigueur d’un rapport de groupes de réflexion américains concernés. Autres exemples : dans son livre Ouïghours, pour en finir avec les fake news, l’écrivain français Maxime Vivas a prouvé avec son expérience personnelle pendant ses deux visites au Xinjiang que toutes sortes de rumeurs liées au Xinjiang étaient de pures inepties ; le site d’information indépendant américain « The Grayzone » a publié un article, révélant qu’Adrian Zenz, un élément antichinois, avait manipulé les données, déformé les informations et cité de faux « témoignages » pour fabriquer le mensonge du siècle dit le « génocide » au Xinjiang ; de nombreux médias tels que South China Morning Post de Hong Kong, la revue officielle Australian Alert Service du Parti des citoyens australien (ACP) et l’Estado de Minas du Brésil ont publié des rapports et des articles pour présenter les réalisations obtenues par le Xinjiang en matière de lutte contre le terrorisme et dénoncer le « deux poids deux mesures » des États-Unis et d’autres pays occidentaux sur la question de la lutte contre le terrorisme ainsi que leur conspiration géopolitique visant à « contenir la Chine par le Xinjiang ».

J’ai également remarqué un nombre croissant de reportages objectifs et impartiaux sur le Xinjiang dans de nombreux pays en développement, comme le Pakistan, l’Égypte et la Malaisie. Dans un contexte où des médias occidentaux enchaînent les diffamations et calomnies contre le Xinjiang, ces voix de la justice présentant le Xinjiang de manière objective et juste sont d’autant plus précieuses. J’espère que les journalistes étrangers présents ici liront également ces livres, rapports et articles, et résisteront consciemment, en restant attachés au principe d’objectivité et d’impartialité, aux mensonges, rumeurs et fausses informations liés au Xinjiang. J’espère également que vous ne serez pas aveuglés par les préjugés et raconterez au monde les faits et la vérité sur le Xinjiang par votre plume et caméra.

Bloomberg : La Commission européenne envisage d’imposer des amendes ou des mesures de restriction commerciale aux entreprises publiques étrangères. Les règles proposées ne mentionnent pas directement la Chine mais tentent de répondre aux préoccupations des entreprises européennes. Ces projets doivent encore être approuvés par les gouvernements des États membres de l’Union européenne (UE), mais certaines entreprises chinoises en sont déjà inquiètes. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : Je ne suis pas au courant de ce que vous avez mentionné. Veuillez vous informer auprès des autorités chinoises compétentes.

Beijing Daily : Selon des reportages, le 27 avril, le Secrétaire d’État américain Antony Blinken a rencontré le Président et la Ministre des Affaires étrangères du Kenya ainsi que le Président et le Ministre des Affaires étrangères du Nigeria, et a visité par liaison vidéo un hôpital de campagne bénéficiant de l’aide des États-Unis et des entreprises d’énergie renouvelable. Le Président nigérian Muhammadu Buhari a déclaré que les défis croissants en matière de sécurité en Afrique nécessitaient que les États-Unis envisagent de relocaliser le siège du Commandement des États-Unis pour l’Afrique (AFRICOM) en Afrique. Le Secrétaire adjoint par intérim américain aux affaires africaines Robert Godec a déclaré aux médias que les États-Unis montreraient au peuple africain que le modèle américain accordait plus d’attention aux intérêts africains et était plus attrayant pour l’Afrique que le modèle de développement économique présenté par la Chine en Afrique. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : La Chine et l’Afrique sont de bons amis et de bons partenaires qui partagent heurs et malheurs. Le développement de relations d’amitié et de coopération avec les pays africains a toujours été une politique constante et fondamentale de la diplomatie chinoise. L’Afrique est la destination des premières visites à l’étranger des Ministres chinois des Affaires étrangères chaque année depuis 31 années consécutives, ce qui est devenu une belle tradition de la diplomatie chinoise.

Dans le cadre de sa coopération avec l’Afrique, la Chine est toujours attachée au principe de « sincérité, résultats réels, amitié et bonne foi » et au principe de recherche du plus grand bien et des intérêts partagés, en respectant toujours la volonté des peuples africains et en se basant sur les besoins des pays africains. Le Forum sur la Coopération sino-africaine (FCSA) a joué un rôle important d’orientation dans la coopération internationale avec l’Afrique. Au cours des 20 années qui ont suivi la création du Forum, le volume des échanges commerciaux entre la Chine et l’Afrique a été multiplié par 20, et les investissements directs de la Chine en Afrique ont été multipliés par 100, apportant des avantages tangibles aux peuples de la Chine et des pays africains.

De nombreux pays africains sont actuellement confrontés à de nouveaux défis de développement en raison de l’épidémie de COVID-19. Nous espérons que toutes les parties de la communauté internationale, y compris les États-Unis, prêteront attention aux préoccupations de la partie africaine, et accroîtront le soutien et l’investissement par des actions concrètes pour aider les pays africains à relever les défis et à promouvoir le développement. Si les États-Unis recherchent en Afrique la compétition entre grands pays et imposent un choix exclusif entre l’un et l’autre, ils ne feront que nuire aux intérêts des pays africains, et les pays et les peuples africains ne l’accepteront pas.

Shenzhen TV : Selon des reportages, des fonctionnaires du Département d’État américain ont déclaré que les États-Unis envisageaient de présenter de nouvelles suggestions à l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour la deuxième phase du traçage de l’origine de la COVID-19 de l’OMS. Des sources proches ont estimé que les États-Unis réfuteraient dans ses suggestions l’hypothèse avancée par la Chine, selon laquelle le virus pourrait se propager via des produits surgelés, et exhorteraient la publication de plus de données ainsi que des premières preuves de la COVID-19. Les États-Unis proposeraient également d’examiner les dossiers médicaux du personnel du Laboratoire de virologie de Wuhan et de donner aux scientifiques internationaux l’accès aux souches du virus d’avant 2020 venant du laboratoire ou des cas contaminés. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : Les États-Unis devraient être bien au courant de cette conclusion claire du rapport de la mission conjointe Chine-OMS sur le traçage de l’origine de la COVID-19 : la COVID-19 « aurait pu » se transmettre via des produits surgelés, et il est « extrêmement peu probable » que le virus provienne d’une fuite de laboratoire. En ce qui concerne les données brutes, au cours de l’étude conjointe, la Chine a montré, pièce par pièce, aux experts de l’OMS les données brutes nécessitant une attention particulière. Les experts étrangers ont également indiqué à plusieurs reprises et de manière explicite que le groupe d’experts avait accès à de nombreuses données et informations, et qu’ils comprenaient entièrement l’interdiction de copier et d’exporter certaines informations concernant la vie privée. Les faits sont là. Si les reportages que vous avez mentionnés sont vrais, la partie américaine néglige complètement les résultats des anciennes études des scientifiques mondiaux. Avec ces propos qui ne sont ni scientifiques ni sérieux, les États-Unis cherchent à concocter une farce politique avec des conclusions prédéterminées, de manière à trouver un prétexte pour continuer de déshonorer et de réprimer la Chine.

Les États-Unis ont créé tant d’histoires autour des données brutes et de la fuite de laboratoire, mais qu’est-ce qu’ils ont fait à ce sujet ? Le monde extérieur a beaucoup de doutes concernant certains premiers cas américains qui sont apparus plus tôt que le premier cas confirmé signalé par l’administration, des maladies respiratoires inexpliquées qui ont commencé à apparaître dans le nord de la Virginie en juillet 2019, et une épidémie massive de la maladie pulmonaire liée au vapotage (EVALI) s’est produite dans le Wisconsin. La partie américaine peut-elle faire preuve d’ouverture et de transparence comme ce qu’elle préconise pour publier sans tarder les données détaillées et les informations sur les cas concernés ? La communauté internationale a tant de questions sur Fort Detrick. Si les États-Unis sont francs et droits, pourquoi n’ouvrent-ils pas Fort Detrick aux experts internationaux pour des visites, des enquêtes et des recherches ?

Je tiens à réitérer que le traçage de l’origine du virus est une question scientifique qui nécessite une coopération des scientifiques mondiaux. Les actes de politisation du traçage de l’origine de la COVID-19 ne feront que perturber la coopération mondiale en la matière, compromettre les efforts internationaux dans la lutte antiépidémique et entraîner plus de pertes de vie. Nous espérons que les États-Unis adopteront, à l’instar de la Chine, une attitude scientifique et coopérative pour mener le traçage de l’origine du virus avec l’OMS, s’abstiendront de politiser les recherches scientifiques, et abandonneront la théorie du complot visant à nier la science, de manière à ne pas saper, pour leurs propres intérêts égoïstes, la cause commune de la communauté internationale de lutter solidairement contre la COVID-19.

Reuters : Les États-Unis lèveront les restrictions sur l’entrée des étudiants chinois sur leur territoire cet automne. Quels sont vos commentaires à ce sujet ?

Zhao Lijian : La partie chinoise a remarqué les informations concernées et estime qu’il s’agit d’une mesure positive prise par la partie américaine. La prévention et le contrôle de l’épidémie en Chine ont déjà obtenu une réalisation stratégique majeure reconnue par le monde entier. Nous espérons que les États-Unis prendront les dispositions appropriées pour permettre aux Chinois de se rendre aux États-Unis et créeront des conditions favorables à la reprise des échanges humains entre les deux parties.

AFP : Une question concernant l’assouplissement des restrictions de visa pour les étudiants étrangers entrant aux États-Unis. Étant donné que l’épidémie en Chine est efficacement contrôlée, la Chine envisage-t-elle de donner le feu vert aux étudiants internationaux pour qu’ils retournent en Chine et reprennent leurs études ?

Zhao Lijian : Le gouvernement chinois accorde toujours une grande importance à la question de la venue des étudiants étrangers en Chine. Les universités concernées ont activement répondu aux préoccupations et aux demandes des étudiants internationaux et les ont traitées adéquatement en organisant des cours en ligne et en maintenant un contact étroit et quotidien.

La Chine continuera d’étudier de manière coordonnée la question de la venue des étudiants étrangers en Chine en garantissant une prévention sûre de l’épidémie, et maintient la communication et la consultation avec toutes les parties concernées pour faciliter conjointement l’établissement d’un nouvel ordre d’échanges humains qui soit sain, sûr et ordonné.

Global Times : Selon des reportages, le Secrétaire du Ministère australien des Affaires intérieures Mike Pezzullo a indiqué, au sujet des tensions entre la Chine et les États-Unis sur la question de Taiwan, que l’alliance militaire avec la Nouvelle-Zélande et les États-Unis avait accordé de la protection à l’Australie. Il a ajouté : « Aujourd’hui, les nations libres entendent de nouveau battre les tambours de guerre. Nous devons rechercher sans cesse l’opportunité pour la paix tout en nous préparant à l’arrivée d’une autre guerre », et « l’Australie doit être prête à envoyer, une fois de plus, ses soldats au combat ». Les médias australiens ont généralement estimé que ses propos visaient la Chine. Quels sont les commentaires de la Chine ?

Zhao Lijian : Certains politiciens australiens, mus par leurs intérêts égoïstes, s’adonnent à émettre des propos qui incitent à la confrontation et exagèrent la menace de la guerre, ce qui est extrêmement irresponsable et sera certainement impopulaire. Ils sont les vrais fauteurs de troubles. J’ai remarqué que de nombreux habitants en Australie avaient exprimé leur mécontentement sur les réseaux sociaux, affirmant que ces propos incendiaires sont sensationnels et extrêmement « fous ».

La Chine est depuis toujours bâtisseur de la paix mondiale, contributeur au développement dans le monde et défenseur de l’ordre international. Le développement de la Chine représente des opportunités pour le monde. En tant que pays bénéficiant depuis longtemps de la coopération avec la Chine, l’Australie est mensongère et immorale en faisant du battage autour de la « menace chinoise ». Cela finira par se tirer une balle dans le pied. Nous exhortons certains politiciens en Australie à rejeter la mentalité de la guerre froide, à cesser de faire des remarques irresponsables et à faire davantage de choses favorables à la paix et à la stabilité régionales.

Prasar Bharati : Une question portant toujours sur le retour en Chine des étudiants étrangers. Pourriez-vous présenter les informations sur les étudiants internationaux autorisés à retourner en Chine ? Quels sont leurs pays ?

Zhao Lijian : Concernant votre question spécifique, veuillez vous renseigner auprès du département compétent chinois.

Fuji TV : Le contenu publié sur votre compte Twitter représente-t-il votre position personnelle ou la position du Ministère des Affaires étrangères ?

Zhao Lijian : La partie japonaise devrait bien connaître la position officielle de la partie chinoise.

Bloomberg : Les Ministres du Commerce du Japon, de l’Inde et de l’Australie ont lancé officiellement l’Initiative de résilience de la chaîne d’approvisionnement à la suite d’une entrevue. Selon certains reportages précédents, les trois pays collaborent pour contrebalancer la domination commerciale de la Chine. Quels sont les commentaires du Ministère des Affaires étrangères ?

Zhao Lijian : Nous avons remarqué les reportages concernés. La formation et le développement des chaînes industrielles et d’approvisionnement mondiales sont dus à l’effet conjoint des lois du marché et des choix des entreprises depuis longtemps. Le lien entre l’amont et l’aval des chaînes industrielles consiste à la division du travail et aux avantages mutuels, non pas à l’aumône ou à la charité données par une partie à l’autre. La promotion artificielle de la « délocalisation industrielle » va à l’encontre des lois économiques et de la réalité objective, ne contribuera pas à la résolution des problèmes auxquels les pays sont confrontés eux-mêmes, ni à la stabilité des chaînes industrielles et d’approvisionnement mondiales, ni à la reprise stable de l’économie mondiale. Face à la COVID-19, nous espérons que les parties concernées chériront les résultats durement acquis en matière de coopération internationale dans la lutte contre l’épidémie, respecteront les lois de l’économie de marché et les règles du libre-échange, feront davantage de choses favorables à la confiance mutuelle et à la coopération, et maintiendront la stabilité et la fluidité des chaînes industrielles et d’approvisionnement mondiales, afin que l’économie mondiale puisse réaliser un développement fort, durable, équilibré et inclusif aussi vite que possible.

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